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High BLues reviews
Mouvement (june 2012)
hypermuzak
Haut perché
Après les très remarqués Music For (2004) et&· (2010), parus chez Arbouse Recordings, Astrïd -groupe français ardemment discret - vient de
ortir un troisième album chez Rune Grammo- fon. High Blues, c'est un peu In a Silent Way à la façon post-rock. Tout au long des 20 minutes du premier morceau, le Miles Davis ambient de 1969 danse collé-serré avec Labradford. Guitares cris- tallines, drones hypnotisants, rares changements d'accords, douces dissonances des cordes, beaux instruments à vent. Feutré comme un tapis de billard. Velouté comme l'amour. Pour High Blues, le lapin blanc des Grateful Dead serait passé du LSD au cognac. Réminiscences du coup de folie de Talk Talk (Laughing Stock) et d'un merveilleux ovni musical français des années 1990, Mils. On note ici et là quelques légèretés coupables qui, à force de trop enjoliver, de trop fluidifier, défont un peu
le caractère insidieusement traînant de ces cinq plages. Mais le bien est fait: on est saisi par cette hypermuzak revenue de tout. Très bel album. Guillaume Ollendorff
Magic rpm (june 2012)
Quatuor français progressant à pas feutrés depuis Music For (2004), au rythme d'un album tous les quatre ans, Astrïd est venu se poser en douceur chez Rune Grammofon, exigeante mais ouverte filiale norvégienne du sérieux label allemand ECM. Un espace accueillant fait sur mesure pour cet original
et bien bel avatar de musique électronique, exécutée de façon (quasi) organique et dans une apesanteur mi-ambient mi-jazz dont seuls les instrumentistes expérimentés sont capables. D'entrée, en vingt gracieuses minutes, l'envoûtant High Blues est le théâtre d'habiles glissades zen et de bifurcations subtiles : des tonalités post-rock s'évanouissent vite au profit d'une improvisation étirée où apparaissent comme par enchantement les fantômes de Mark Hollis, Jerry Garcia et Jon Hassel, avant qu'un riff de basse rock, obsédant mais au ralenti, invite clarinette et cordes à rejoindre un chœur de baleines. Gravitant autour de la superlative précision du jeu de guitare de Cyril Secq, les compositions du quatuor- appliquant à la lettre l'équation du silence de Miles Davis- ne tombent jamais dans le panneau de la facilité. Leur intelligence a permis de n'avoir pas versé dans l'hommage gnangnan et la mélancolie à deux balles, en extrayant la sève de la première Gymnopédie (1887)-iJe Satie (Erik. S.) et en mettant au point une· étonnante forme de flamenco "bullet time" (James), dont le pouls semble avoir été calculé pour se marier aux futures pluies de météorites estivales. Extrêmement posé
et tranquille, mais en aucun cas soporifique, High Blues est un beau disque propice à la rêvasserie ou à la contemplation, qui, à l'instar de ces "jardins de sable" japonais, offre de multiples niveaux de lecture. MARC GOURDON
Classica (may 2012)
Les «Poissons d'or»
DE FRANCK MALLET
Les musiciens d'Astrïd revendi- quent un style c entre de la musique médiévale de cham- bre jouée avec des instruments contem- porains et Brian Eno 1, mais l'écoute de High Blues, leur troisième album, révèle l'assimilation du minimalisme amé- ricain - la déploration
vénéneuse qui s'étire sur une vingtaine de minutes en guise d'in- tro, et où s'étire la courbe sinueuse du violon de Vanina Andreani - combinée à une exploration de timbres inédits venus de conti- nents lointains. Erik Satie pointe son nez dans Erik S. - manière pour ce quatuor français de tirer son chapeau à l'un des musi- ciens les plus originaux du xx< siècle. Le folk psychédélique de Suite, très Saucerful of Secrets revisité, appartient à la tradition de l'instrumental atmosphérique, où le temps se décompose en glissandi, boucles - autant de méandres pour piéger le temps qui s'écoule, inlassablement. Àl'image de Sylvain Chauveau (ils ont joué au cours d'une même soirée, aux Instants Chavirés en octo- bre dernier), Astrid se situe aux frontières d'un style chambriste contemporain et d'un rock progressif d'une blancheur abstraite - ce qui a dû séduire le très chic label norvégien Rune Grammofon. Il est bien possible que Satie joue de la guitare et qu'il se soit réincarné en Astrid - et c'est tant mieux!
Rock-a-rolla (april 2012)
The music made by this French quartet on their third album, and first on Rune Gram- mofon, manages to convincingly straddle the increasingly slender hinterland that separates Earth in their current incarnation and Laughing Stock-era TalkTalk.The opening title track begins with a pas- sage of Jow, ruminative electric guitar similar to Dylan Carlson on his current form, but then suddenly stops to splinter into an extended amblent and atmospheric form of improvisation. Much of High Blues stays within this register, although there are shades
of musical film noir within the guitar twangs of Suite. The sense of slow drift, of music to contemplate dust particles floating through the air, is heightened by Astrïd'sarrangement of a piece by Erik Satie.lt's an appropri- ate fit as, like Satie, Astrïd produce cham ber music which al/ows the mi nd to focus or wander at will.
EUAN ANDREWS \\\\\\11\\\\\\\\\1\\\\
ROCK-A-ROLLA April/May 2012
Sound of music
http://www.soundofmusic.nu/recension/astr%C3%AFd-high-blues
Les chroniques de charlu
http://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2012/06/astrid.html
etherreal webzine
Premier groupe français à sortir un album surRune
Grammofon, Astrïd se devait d’être évoqué comme tel en ces
pages, qui n’ont pour l’instant mentionné la formation qu’à
l’occasion de concert ou participation à une compilation.
Précisément, cet High Blues, troisième long-format du quatuor
(formé autour de Cyril Secq et Yvan Ros), propose des titres
dont certains ont déjà pu être trouvé sur des disques
collectifs (deux sur cinq, pour être précis), générant pour
l’auditeur une impression de familiarité immédiate.
De toute façon, avec le long morceau-titre qui ouvre l’album,
on peut tout de suite saisir le propos de groupe : des
instrumentaux conséquents, partagés entre post-rock et musique
contemporaine, pas forcément portés sur une dimension
contemplative ou évocatrice (comme tant de leurs congénères)
mais plutôt sur la manière dont les éléments combinent entre
eux, au gré des entrées et sorties de la guitare électrique,
de la batterie, de la clarinette de Guillaume Wickel ou du
violon de Vanina Andreani. Volontiers grinçants, à la limite
de la malaisance, ces derniers apparaissent ainsi comme
d’impeccables contrepoints des volutes plus amples et
réverbérées de la six-cordes ou de l’aspect enveloppant de la
basse. Ainsi donc, les vingt-et-une minutes d’High
Blues permettent de parfaitement débuter le disque, posant les
fondements d’une écriture riche et dense. Fondements que
pourra reprendre, plus loin, Suite et ses frappes régulières
de batterie, supports idéaux aux improvisations de guitare
électrique, là encore marquantes par leur rondeur.
Hommage transparent à Satie (puisqu’initialement présent sur
la compilation ad hocd’Arbouse Recordings), Erik S. se fait
plus dépouillé et plus proche d’une forme de post-folk,
travaillant notamment, comme le compositeur, sur les silences
entre les notes. Même dénuement dans James avec les côtéshispanisants (le son de la guitare, les razguendos, les
tonalités d’ensemble) d’un titre qui peut paraître un peu vain
dans son début avant de prendre davantage de corps lorsque la
clarinette rentre en jeu. Même sentiment légèrement ambivalent
avec Bysimh, peut-être en raison de la dimension plus
« acoustisante » de la six-cordes ; ceci dit, une nouvelle
fois, l’introduction des autres instruments apporte coffre et
compacité au morceau.
En définitive, c’est vraiment lorsque la guitare opère dans un
registre plus post-rock alangui, et/ou que tous les membres du
quatuor sont sollicités qu’Astrïd nous semble le plus
convaincant. En quelque sorte, quand le groupe sonne
véritablement comme un groupe ; quoi de plus logique, en
somme.
Astrïd on BBC radio 3
http://www.bbc.co.uk/programmes/b01hrjmw#programme-broadcasts
Solenoide radio
http://www.solenopole.org/mission157.htm
The liminal
High Blues is such an apposite title for this collection of
Astrïd tracks, it feels like any commentary does little more
than circle around it, pointing great hammy arrows towards it.
It perfectly encapsulates the sense of space that pervades
everything they do, and gets to the heart of their tonal
explorations of light and weight. High Blues is music for
canyons and high wide skies.
Astrïd, based in France, have been around in one form or
another since 1997. The core of the band are guitarist and
drummer Cyril Secq and Yvan Ros, and their early recordings
explored the interaction between these two instruments.
They’ve since expanded to include violinist Vanina Andreani
and clarinettist Guillaume Wickel and their sound has
correspondingly expanded – tonally and more literally in terms
of the depth of the sonic fields they now traverse. The band
exist apart, working between Nantes and Marseille, and as such
their 15 year existence has yielded relatively little – just
two albums before this. They don’t work fast, but that kind of
makes sense.
‘High Blues’, the 21-minute opening track, is a narcotic lope
of a thing, reeking of cactus and phosphorescence. Built
around a subterranean bassline (that almost summons Charlie
Haden) and a signature lambent guitar line from Cyril Secq,
like Earth or Barn Owl at their most kosmische, it moves in a
gradual widening arc, almost like a vast encroaching dust
eddy. The movement is so gradual you barely notice the
addition of squalls of clarinet and flute, the distant drag of
violin. It doesn’t reach a crescendo so much as fatten at the
centre and gradually dissipate again.
And from here, the album never really shifts gear beyond a
graceful opiated sleepwalk. The second track ‘Erik S.’ is a
quietly reverent cover of an Erik Satie composition, composed
of little more than a beautifully understated clarinet figure
and Secq’s deft fingerpicking. In its later stages it
threatens to expand with what some percussive clicks from what
sounds like a kalimba, but it soon devolves once more. ‘Suite’
returns to the desert blues of the title track, introducing a
deep piano line, beneath which sit Yvan Ros’s massive-sounding
floor toms. There’s much more threat in Secq’s guitar here,
though there is little in the way of resolution.
Which is the one criticism you might make of High Blues, in
that it doesn’t quite go far enough – the scope is huge and
the detail always impeccably realised, but as a listener I
occasionally found myself waiting for a release that never
came. ‘Bysimh’, the closing track (another long track at over
11 minutes) does have a lighter surface to it, but the
ingredients are largely the same. In the end High Blues is a
study in atmosphere and a study in space; and given our
collective clamour for room, for somewhere to escape too, this
is a welcome relief.
Manafonistas : second favorite album of april, may june 2012.
http://manafonistas.de/2012/05/18/my-favourite-albums-of-the-
second-quarter-of-2012-april-may-june-well-there-might-be-
some-changes-but-not-too-much/
and review :
The spirits of Erik Satie and the No-Neck-Blues-Band rarely
mix in a singular vision, but this French quartet even uses
moments of the enigmatic moods of Mark Hollis and some Eno-
esque abstractions (the way of sustaining and suspending
sounds with not much else around is a distant parallel to
MUSIC FOR AIRPORTS) to create unique chamber-like atmospheres
that never sound like a sum of their inspirations. -
Manafonistas (DE)
Bad alchemy :
Dem französischen Quartett ASTRÏD, das sich benannt hat nach
Astrid Kirchherr wegen des nichtfranzösischen und
nichtenglischen Flairs, gelang das Kunststück, als eine
nichtnordische Band in den inneren Kreis von Runegard
aufgenommen zu werden. Wenn gleich als Erstes das gut 21-min.
Titelstück von High Blues (RCD 2126) zu erklingen beginnt,
leuchtet auch unmittelbar ein, warum. Cyril Secq mit Gitarren
und Harmonium und Yvan Ros an Drums, Percussion und
Kontrabass, 1997 das Gründungsteam der Formation aus Nantes &
Marseille, weben zusammen mit der Geigerin Vanina Andreani und
Guillaume Wickel an Klarinetten, Flöte und Rhodes ein
dröhnendes Ambiente, bei dem das innere Auge nicht mehr
unterscheiden kann, ob der Horizont von gleisenden Dünen aus
Sand oder aus Schnee gesäumt wird. Auch Erfrieren den wird ja
halluzinatorisch heiß, und die Walküren können dann die
Gestalt von Huri des Paradieses annehmen. Während die Geige
glissandierend Kurven zieht und die Klarinette kirrt und
klagt, drehen sich kleine Gitarren- und Bassmotive
zeitvergessen um sich selbst. Mit einer zeitlupigen Version
von ‘Gnossiennes’ folgt als ‘Erik S.’ eine Hommage an Satie,
bei der akustische Gitarre, Geige und Klarinette den Ohrwurm
zum Tanzen bringen. Dunkle Paukentupfer markieren die
anschließende ‘Suite’ als feierlichen, pharaonischen Oriental
Swing. Die akustische Gitarre von ‘James’, lange solo, bevor
eine Kalimba und die übrigen Stimmen mit einsteigen,
suggeriert dann ein arabeskes Spanien. Zuletzt feilt die Geige
tonlos an ‘Bysimh’, zu Glockenspiel (oder Einfinger-Rhodes)
und wieder akustischer Gitarre, hier in monotoner
Desertgangart, aber mit melodischen Gedankenspielen,
sehnsuchtsvollen Geigenfäden und versonnener Klarinette. Das
Morgenland als Sehnsuchts horizont, psychedelisch,
hypnotisch. -Bad Alchemy (DE)
Fluid radio :
TRID – HIGH BLUES
Posted On: September 1, 2012
Posted In: Alexander Monken, Astrid, Astrid - High Blues, Cyril Secq, Guillaume Wickel, Rune Grammofon, Vanina Andréani, Yvan Ros
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The death of the album. Forgive me. I have been spending too much time around writers of late and find the topic of ‘the death of the novel’ repeating over and over and over in my mind. It is quite fascinating. Is the novel really dead/dying?
I digress. But, relate this idea to music and do the same fears exist? The album as a concept is most definitely under threat. Its very existence is perhaps less and less important in this digital obsessed world. Go back 50 years and singles were where it was at. Albums were be made up of a few hit songs and basically, a lot of filler. In the case of some artists nothing has changed and as we move towards a world where people can buy songs as they please, download snippets of a record, listen to tracks on the likes of bandcamp, soundcloud and spotify never having to own the physical product, the album does appear to be an art form under severe threat.
And it is an art form. A point that could not be highlighted more beautifully than by this wonderful record from French artists Astrid.
An album should capture you from the beginning, hold your attention through the early acts, pick you up in the middle when you are perhaps distracted and finish long before your attention has been able to disintegrate or been given over to some other activity. Lie on your bed, shut your eyes and a truly wonderful record will be over before you feel the need to stir and rise. It will consume you and your being from first til last and you will feel amazing for the experience.
‘High Blues’ opens with a riff that could be taken straight from an album by The Black Keys. But this is not rock and roll. This is music filled with madness and imagination. It’s midnight music. Music that has been produced by consuming everything ever written by Tom Waits, Captain Beefheart and other eccentric geniuses (along with copious amounts of wine) then spewing out these sources of inspiration to create soundscapes as dense as they are spacious, as focused as they are schizophrenic. Astrid have produced a quite simply brilliant work that captures perfectly what instrumental music is all about. Ladies and gentlemen, words don’t have to exist to create focus and interest. And words cannot truly express the creative vibrancy on show on this record so why try? It is records like this that encourage people to continue to consume the album and rather than be specific about the details I say – buy this record now. Buy it and embrace it.
It’s at moments like this that I reflect on the state of music in the 21st Century and realise that the album is not dead. The consumer may choose to invest in music in a different manner but as long as we have brilliant musicians like Astrid determined to create cohesive and absorbing records then the album, as an art form, is in safe hands.
-Alexander Monken for Fluid Radio
Pop News :
Devinette : qu’est-ce qui ressemble le plus à un disque d’Astrïd, à part un autre disque d'Astrïd ? La formation de Cyril Secq et Yvan Ros abonnée aux longues épopées instrumentales creuse depuis 15 ans une sillon rigoureux entre post-rock et néo-classique ambient. Autant vous prévenir de suite, nous sommes ici dans les marges, à la frontière de l'empire pop et du monde barbare où le droit romain ne s’applique plus. C'est à Rune Grammofone, filiale norvégienne d'ECM, que le quatuor a prêté allégeance pour la sortie de son troisième album. Un label "tête chercheuse" qui lui va comme un gant même si on pouvait en dire autant d'Arbouse Recordings, leur ancienne maison aveyronnaise.
Je l’ai déjà dit, la musique d’Astrïd s’apprivoise lentement et avec patience. Petit conseil d’ami, éviter la surenchère. Inutile par exemple de l'écouter par un dimanche pluvieux ou pour soigner un chagrin d’amour. Le ton sur ton passerait pour une faute de goût. Diluée à l’infini, cette musique extatique s’accommoderait presque de la gesticulation urbaine, des couloirs du métro ou d’un soleil de plomb dans un village provençal. C’est en jouant le contrepied qu’on entre le mieux dans ce "High Blues". Cinq pistes éthérées qui grondent ou qui bercent, comme le bruit de la mer. L’album s’ouvre sur une longue odyssée de 21 minutes traversée par une guitare réverbérée jouant un motif répétitif. Neil Young, sors de ce corps ! Ensuite, vient une reprise décharnée de la première gnossienne de Satie. Puis le groupe s’ébroue et change de rythme de croisière avec "Suite", titre charnière, sur lequel résonne un tambour de garde-chiourme. Mais il faut attendre "James" ou "Bysimh" pour entendre les passages les plus intenses de l’album, quand tous les instruments jouent ensemble et remplissent l’espace de leurs textures chaudes et âpres.
Ne sachant à quel saint se vouer, l’auditeur voyagera pendant près d’une heure dans cette terra incognita émaillée de fausses pistes. En dépit de morceaux étirés, Astrïd est un groupe de taiseux qui joue le silence avec brio. Cet ascétisme de façade, capable d’envolées lumineuses qui ont l’art de se faire attendre, ne cultive qu’une seule chose, le mystère de la beauté.
Et un entretien pour popnews :
Vibrations :
Partagé entre Nantes et Marseille, le groupe Astrïd a effectué un long chemin depuis une quinzaine d’années qui l’amène aujourd’hui à explorer le creuset entre musiques improvisées, contemporaine, baroque, rock et folk. Malgré les apparences, le quatuor (guitare batterie, clarinette, violon) ne peut pas se résumer au simple post-rock façon Chicago Sound. Les fantômes de Satie, Ravel, Rachel’s ou Ry Cooder planent majestueusement sur ce folk squelettique, bande-son idéale des après-midi en terrasse. (Kaicha)